Historique :
Au lendemain de la Révolution, un prêtre originaire de Saint-Bonnet le Troncy (Beaujolais) fonde une congrégation religieuse approuvée par le Pape Grégoire XVI en 1836.
Ses premières fondations sont des résidences, c’est-à-dire de petites communautés de prêtres qui se livrent surtout au ministère de la parole et de la confession, missions de plusieurs semaines dans des paroisses déchristianisées, retraite de profession de foi.
En 1836, a lieu le premier départ de pères maristes pour l’Océanie.
Vers 1850, le Père Colin prend conscience de l’urgence d’une évangélisation des classes moyennes du pays, profondément déchristianisées elles aussi, et fonde par la suite plusieurs collèges.
C’est ainsi qu’en 1856, répondant à un appel de la municipalité, il fonde un collège à Riom, où existait déjà une résidence, collège qui prend le nom : Institution Sainte-Marie. L’établissement est un établissement public. Le nombre des élèves ne cesse de croître.
En 1880, paraissent les premiers décrets supprimant les congrégations non autorisées. Les pères maristes se déclarent prêtre séculiers, dépendant de l’autorité de l’évêque de Clermont.
En 1886, la municipalité, sur ordre du Ministre de l’Instruction Publique, refuse de renouveler le bail par lequel les Pères pouvaient disposer de bâtiments appartenant à l’Etat. Ils s’installent alors Faubourg de Mozac dans les bâtiments d’un ancien monastère de la Visitation.
En 1903, les Pères sont accusés d’avoir joué la comédie et d’être demeurés membres d’une congrégation non autorisée. Un procès retentissant a lieu au Palais de Justice de Riom, les Pères maristes en soutane sont au banc des accusés. Ils gagnent leur procès et peuvent poursuivre leur œuvre éducatrice. Le nombre des élèves, selon les années, est de 200 à 300 internes pour la plupart.
La guerre de 40-45 provoque un grand afflux d’élèves, dont les parents sont venus habiter provisoirement la région.
En 1971, l’Institution fusionne avec l’Institution Notre-Dame des Arts tenue par les Sœurs de St-Joseph.
En 1975, un directeur laïc succède au dernier directeur mariste. Mais cela n’apporte aucun changement dans les traditions et l’esprit de la maison, qui se veulent toujours fidèles à leurs origines maristes.